Raymond Radiguet
Extrait de «Le bal du comte d'Orgel»
Tout organe se développe ou s'atrophie en raison de son activité. A force de se méfier de son coeur, il n'en possédait plus beaucoup. Il croyait s'aguerrir, se bronzer, il se détruisait. Se trompant complètement sur le but à atteindre, ce suicide lent était ce qu'il goûtait le plus en lui-même. Il croyait que ce serait mieux vivre.
Mais on n'a encore trouvé qu'un seul moyen d'empêcher son coeur de battre, c'est la mort.